Vaginisme: Impossible de faire l’amour avec pénétration

Éjaculation précoce, problème dérection...Sexualité masculine et confiance en soi

Vaginisme: Impossible de faire l’amour avec pénétration

Si vous souhaitez avoir des relations sexuelles mais que la pénétration vaginale est impossible vous souffrez de vaginisme. On estime que ce trouble sexuel touche 5 à 10% des femmes qui n’arrivent pas à faire l’amour.

Il peut être primaire (depuis le premier rapport) ou secondaire (le coït a été possible).

Le vaginisme est un « blocage sexuel ». Une contraction involontaire des muscles du périnée et du vagin si forte que le partenaire à l’impression que son sexe rencontre un « mur ».

Le spasme vaginal empêche le pénis de rentrer et il vous est impossible de faire l’amour.

Mais la pénétration impossible n’est pas une fatalité. Avec l’association de plusieurs techniques, petit à petit, les muscles pelviens se détendent. Une sexualité « classique » devient possible et épanouissante.

Pourquoi la pénétration vaginale est-elle impossible ?

Lors d’un rapport sexuel le vagin, en se détendant, augmente sa taille pour laisser entrer le sexe du partenaire. C’est comme quand vous enfilez une chaussette :

  • Quand vous la prenez elle est toute petite.
  • Puis elle se détend pour s’adapter à la forme de votre pied !

L’image n’est peut-être pas très « glamour » mais visuelle…

Dans le vaginisme, la tension musculaire empêche cela. vous avez le désir de faire l’amour mais vos muscles vaginaux et votre périnée se contractent malgré vous. C’est un spasme vaginal involontaire.

Ce blocage sexuel psychologique empêche la pénétration vaginale.

Votre vagin n’est pas trop petit, trop étroit ou mal formé, c’est la contraction réflexe des muscles péri-vaginaux qui empêche le pénis de pénétrer.

Il existe différents cas

  1. Parfois seule l’intromission du pénis est impossible. La femme peut facilement insérer son doigt ou un tampon hygiénique. On parle alors de vaginisme partiel (ou situationnel).
  2. D’autres fois, le blocage est lié à l’acte sexuel. Toute pénétration vaginale est impossible. On dit le vaginisme total(ou complet). C’est souvent le cas quand le trouble est lié à une phobie de la pénétration.

Il existe différents types versions de ce trouble. Selon le type de problème sexuel la méthode pour guérir le vaginisme ne sera pas la même.

Une femme vaginique peut avoir du plaisir sexuel et des orgasmes. Le principal organe sexuel féminin est le clitoris. Il est donc tout a fait possible de jouir par des caresses.

Même quand la relation sexuelle est possible la majorité des femmes a plus de plaisir clitoridien que vaginal. Beaucoup ont d’ailleurs besoin de stimulations du clitoris pour atteindre la jouissance.

Mais parfois, les échecs à introduire le pénis dans le vagin et la déception font s’espacer les relations sexuelles. Une baisse de la libido voir une perte du désir sexuel.

Le vaginisme primaire

Quand la pénétration est impossible depuis le début

Quand, depuis « la première fois », les tentatives de pénétration du pénis ont été un échec, on parle de vaginisme primaire. Il peut y avoir plusieurs causes à l’origine du trouble sexuel.

  • Une douleur trop forte lors de la première fois.
  • Un manque d’assurance de la part du partenaire. par exemple si lui aussi est vierge.
  • une pénétration impossible par manque de détente.
  • Un blocage sexuel psychologique (angoisse ou phobie du coït).
  • Un arrêt de ce premier rapport en cours.

Tous ces éléments peuvent être le facteur déclenchant du vaginisme primaire.

Ce « mauvais départ » fait qu’à la seconde tentative, la femme stresse encore plus que la première fois. Elle est alors très tendue et la tentative de faire l’amour est encore un échec. Un cercle vicieux se met en place:

Peur du rapport ==> stress ==>spasme vaginal ==> Vaginisme ==> Impossible de faire l’amour ==> Peur la fois suivante ==> Vagin trop tendu…

Parfois c’est une phobie de la pénétration qui entraîne le blocage sexuel. Il faut alors prendre en charge ce trouble psychique. Car la phobie du coït fait partie des troubles psychologiques.

Le blocage s’est installé. Il va durer tant qu’il ne sera pas mis en place un traitement efficace pour rendre la pénétration possible.

Le vaginisme secondaire

Quand faire l’amour a été possible

Parfois, une vie sexuelle avec pénétration a été possible. Elle a même pu être agréable.

Mais un jour, l’introduction du pénis est devenue impossible, souvent suite à des rapports douloureux (dyspareunie). Les muscles pelviens se sont peu à peu contractés en réflexe de défense.

Dans toute situation la douleur peut générer un blocage inconscient.

En cas de douleur lors des rapports sexuels on parle de dyspareunie. Le rapport sexuel fait mal mais est possible. Souvent la dyspareunie évolue vers un vaginisme. C’est une façon pour le corps de stopper la douleur.

La raison de cette première douleur peut être variée. La femme se souvient souvent du facteur déclenchant.

  • Mycoses ou cystites à répétition.
  • Vaginite.
  • Opération gynécologique parfois minime…

Cela peut aussi être lié à un événement de vie. Il s’installe alors un blocage psychologique.

  • Une agression sexuelle.
  • Mais aussi un problème familial.
  • Un problème de stress, un « burn-out »…

Une femme vaginique est souvent très démunie. Bien que les difficultés de pénétration ne soient pas rare, le monde médical ne connais pas bien ce problème.

Une simple crème ou du lubrifiant intime, seuls, n’ont jamais permis de guérir du vaginisme.

Le spasme vaginal peut aussi être une conséquence de la présence d’une douleur au vagin sans cause visible. Posez vous alors la question de la vulvodynie. Il s’agit d’une sensation de brûlure au vagin ou à la vulve.

Vaginisme: Peut-on avoir un vagin trop petit, trop étroit ou trop serré?

Pour soigner le vaginisme, il faut savoir un peu comment sont faites les parties génitales féminines. La taille du vagin est de 7-8 cm de long au repos et c’est un tube musculaire élastique.

Il est tapissé d’une peau appelée muqueuse. C’est le même type de peau que nous avons dans le nez ou la bouche. Au repos ses parois se touchent.

Quand tout va bien et qu’une femme à envie de faire l’amour.

  • Elle a du désir sexuel et est excitée.
  • Son vagin se prépare à recevoir la verge par un afflux de sang qui gonfle les muqueuses.
  • Des sécrétions intimes liées a l’excitation lubrifient le vagin.
  • Elle est détendue et le pénis pénètre facilement en écartant les parois vaginales.
  • Les relations sexuelles sont plaisantes.

Dans l’acte sexuel c’est le vagin qui se détend pour s’adapter à la taille du pénis.

Une image pas très « glamour » mais efficace est d’imaginer la réaction de votre vagin lors de l’intromission du pénis comme le fait d’enfiler une chaussette:

  • Quand vous la prenez elle est petite.
  • Puis quand vous l’enfilez, elle se détend pour s’adapter exactement à la taille et à la forme de votre pied.

Si vous êtes stressée ou que vous avez peur de faire l’amour

  • Vous êtes tendue, vos muscles vaginaux et ceux du périnée aussi.
  • Votre vagin ne s’adapte pas bien à la taille du pénis.
  • La muqueuse est « prise en sandwich » entre les parois musculaires dures à cause du spasme vaginal et le pénis.
  • Plus que jamais la lubrification serait utile, mais si vous êtes stressée et avez peur, ces sécrétions vont manquer car elles sont liées à l’excitation.
  • Le rapport sexuel fait mal.
  • Ce qui augmente la crainte la fois suivante. Le stress s’installe et pour ne plus avoir mal ou être déçue, peu à peu les muscles vaginaux se serrent. Un jour la pénétration du pénis devient impossible.
  • Le vaginisme s’est installé.
  • Parfois, un trouble psychologique empêche les relations sexuelles dés la première relation sexuelle. Il existe une peur de faire l’amour.

Il y a quelques rares cas de femmes ayant un vagin trop petit. Dans ce cas le pénis est trop gros pour permettre la pénétration. Il s’agit souvent du syndrome de ROTITANSKY. Une maladie qui se soigne bien.

C’est une malformation vaginale. Il manque une partie ou tout l’utérus et le vagin est trop petit. Le syndrome de ROTITANSKY est souvent diagnostiqué à l’adolescence. Car souvent la fille n’a pas de règles.

  • Si vous n’avez pas vos règles ou qu’il a fallu les déclencher médicalement.
  • Qu’il vous est impossible de faire l’amour car la pénétration est très douloureuse, parlez en à votre médecin.

C’est un des rares cas où la taille du vagin empêche l’acte. Mais la majorité des cas le trouble sexuel est dû à la peur du coït ou de la douleur et au spasme vaginal réflexe de défense.

C’est pour cela qu’il faut consulter un médecin en cas de douleur lors des rapports ou de pénétration impossible. Le gynécologue écartera ou soignera un problèmes physique.

Vous n’avez aucune raison de culpabiliser si vous avez un blocage vaginal

Une femme qui souffre de vaginisme culpabilise souvent. Ne pas pouvoir être pénétrée la fait ne pas se sentir une « vraie femme ». Cela augmente le stress et l’anxiété. Amène une dévalorisation. Un manque de confiance en soi.

Même s’il s’agit d’un vaginisme psychologique vous n’y êtes pour rien. Vous n’avez pas fait exprès d’avoir un problème de pénétration. Il s’agit d’un blocage involontaire.

Vous en êtes la première victime. C’est une maladie comme une grippe. Et on ne culpabilise pas d’avoir une grippe. Vous n’avez pas choisi d’avoir cette sensibilité. D’être stressée ou anxieuse.

Ce trouble sexuel ne diminue pas votre féminité. Une sexualité sans pénétration vaginale est une vraie sexualité. Faire l’amour par des caresses et des jeux est une fantaisie sexuelle.

Je vous encourage donc à avoir une vie sexualite active. Les relations sexuelles sont bonnes pour la détente, le moral et la complicité de couple. Une vie intime riche soude les partenaires.

Le vaginisme n’a rien à voir avec l’amour que vous avez pour votre partenaire. Au contraire, si vous vous « mettez la pression » par peur de le décevoir, vous avez plus de mal à vous détendre.

Ne faites pas comme si le problème de pénétration n’existait pas. Cela ne fera que ralentir la guérison. Parlez de votre sexualité en couple.

Vous pouvez aussi faire lire cet article à votre partenaire cela l’aidera à mieux comprendre cette difficulté que vous vivez tous les deux.

A deux on est plus forts. C’est en tant que couple que vous arriverez à guérir du vaginisme.

Car on peut résoudre ce blocage sexuel. Cela demande un peu de temps et d’investissement mais si vous restée motivée vous y arriverez.

Je vous conseille de commencer par apprendre des techniques de relaxation. Car vous n’êtes pas un vagin mais une femme. Chercher à détendre l’un sans détendre l’autre est peu efficace.

Apprendre et pratiquer des massages du vagin est aussi très efficace pour guérir le vaginisme. Cela permet de détendre les muscles et de « renouer le contact » avec la zone.

Pratiquer des petits exercices de pénétration seule, au moyen d’un dilatateur vaginal comme le kit velvi est aussi un bon moyen de progresser.

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